À l’heure où 1 fille sur 6 révèle avoir été victime de harcèlement sexuel en milieu festif, où l’hypersexualisation des jeunes est de plus en plus précoce, où le revenge porn et la cyberviolence sont une réalité chez les adolescents, l’Éducation à la Vie Relationnelle Affective et Sexuelle s’avère plus que nécessaire.

Dans ce contexte et afin de renforcer l’EVRAS dans une majorité de domaines, la Ministre de la Jeunesse et de l’Égalité des chances de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Isabelle Simonis, organisait aujourd’hui l’événement « L’EVRAS voit grand ! », à l’Opéra Royal de Wallonie-Liège.

Cet événement, qui a rassemblé quelques 130 personnes issues des secteurs de la jeunesse, de l’enseignement, de la santé, de l’associatif mais aussi plusieurs responsables de festivals, visait principalement à encourager un maximum de collaborations en suscitant la rencontre entre les acteurs de terrain et les 95 opérateurs « labellisés EVRAS » de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

La Ministre Simonis a également profité de cet événement pour présenter les dernières avancées prises en matière d’EVRAS et de lutte contre le harcèlement et les agressions sexuelles en milieux festifs.

A cet égard, la circulaire EVRAS 2019 prévoira un nouvel axe permettant non seulement de renforcer la sensibilisation des festivaliers et de former des animateurs au sein des évènements festifs mais aussi de soutenir et d’accueillir en première ligne des victimes directement sur les lieux de festivités.

 

La portée de cette circulaire EVRAS sera également élargie à tous les organismes fréquentés par les 12-30 ans et son montant sera augmenté pour arriver à un total annuel de 250 000 euros.

 

« L’éducation des jeunes à la vie sexuelle et affective est fondamentale dans la construction identitaire mais aussi pour le développement de relations amoureuses respectueuses et égalitaires. Je me réjouis de voir aujourd’hui l’engagement des acteurs et actrices de terrain mais aussi celui des organisateurs de festivals dans cette démarche » conclut Isabelle Simonis.